Je m’appelle Marilyne et, très tôt, la mort a traversé ma vie.

Entre l’âge d’un an et quatorze ans, j’ai perdu un proche tous les deux ans. Sans adultes sereins pour m’accompagner, sans explication sur ce qu’était vraiment la mort, j’ai grandi avec une peur sourde de la finitude.

À l’âge adulte, ce sont des cérémonies d’obsèques impersonnelles et froides qui m’ont marquée. Trop souvent, j’assistais à des hommages où je ne reconnaissais pas la personne partie. Pourquoi tant de passages à l’église pour des personnes non pratiquantes ? Pourquoi ces rituels figés, mal expliqués et si coûteux pour les familles ? C’est là que j’ai compris : il fallait faire autrement.

Pour me réconcilier avec cette grande inconnue, j’ai d’abord choisi de me former à l’accompagnement en fin de vie, puis au soutien des personnes en deuil. Ensuite, j’ai poursuivi avec une formation de conseillère funéraire pour en maîtriser la dimension réglementaire et concrète.

Aujourd’hui, je souhaite redonner du sens, de la chaleur et de la liberté à ce moment de vie qu’est la mort. J’informe avec clarté, j’écoute avec bienveillance, et j’ouvre des espaces pour que chacun puisse parler de la mort… sans tabou.

Pourquoi je fais tout ça ?

Parce que notre rapport à la mort influence profondément notre rapport à la vie.
Parce que des obsèques impersonnelles laissent des blessures silencieuses.
Parce que trop de personnes en deuil sont laissées seules.
Parce que les dérives commerciales du funéraire me révoltent.
Parce que l’impact écologique de nos pratiques mérite d’être questionné.
Et parce que parler de la mort, c’est parfois ce qui nous permet d’aimer plus fort, de vivre plus librement, de savourer plus pleinement.

Ce que je propose

  • Préparer ses obsèques : exprimer ses volontés, imaginer un dernier au revoir comme un acte d’amour pour soi et pour ses proches.
  • Organiser des cérémonies personnalisées : accompagner les familles pour des obsèques fidèles à la personne disparue, avec le soutien de pompes funèbres éthiques.
  • Accompagner les enfants et leurs parents à parler de la mort avec des mots justes.
  • Soutenir les entreprises dans la mise en place de politiques d’accompagnement du deuil.
  • Créer des espaces de parole autour de la mort : cafés-débats, conférences